Vive la SSO!!!

NoGunsNoPlanes tient à remercier chaleureusement la Société suisse des officiers pour sa prise de position non seulement courageuse, mais aussi unanime!

Liens: https://sog.ch/…/la-sso-contre-la-directive-de-lunion-euro…/ https://www.rts.ch/…/la-societe-suisse-des-officiers-soppos…

On a eu droit à une réaction courroucée de la Conseillère nationale PDC Ida Glanzmann, qui s’emporte contre ces officiers qui n’y comprennent rien. Le Conseiller d’État uranais Josef Dittli, PLR, est pareillement dans le déni et feint de ne pas comprendre. Comme quoi il n’y a pas besoin de tourner la tête très loin sur la droite pour voir où sont les traîtres…
La Conseillère fédérale Karin Keller-Suter s’est déjà prononcée le 12 janvier devant les cadres de son parti. Elle ne craint pas d’ânonner que “la Suisse a bien négocié”. Pour une personne qui prétend avoir pratiqué le tir au pistolet, c’est manquer singulièrement de vision. La FEDPOL aux ordres se doit d’encenser Schengen, et qu’importe que ces accords soient aussi dangereux qu’inutiles.
Ne dites jamais que la coopération entre les différentes polices d’Europe fonctionnait très bien avant Schengen avec Interpol et Europol, vous risqueriez de passer pour un révisionniste…

Liens: https://www.nzz.ch/…/waffenrecht-offiziere-sagen-einstimmig… https://www.nzz.ch/…/eine-parole-mit-politischen-folgen-ld.…
https://www.swissinfo.ch/…/la-conseill%C3%A8re-pr%…/44675880

Ce qui est étonnant dans cette histoire, c’est que la SSO dépend – indirectement – du DMF, et non du DFJP. Si un(e) ministre est habilitée à donner des tapes sur les doigts de ses subordonnés, on attendrait que Viola Amherd le fasse.Faute de réaction de la petite Viola (le jour où elle quittera ses fourneaux et surtout ses casseroles…), NGNP espère y voir le signe que la belle unanimité – de façade – qui semblait se dessiner dans tous les milieux politiques pro-européens (c’est-à-dire tous sauf l’UDC) est peut-être en train de se fissurer.
Que ce soit bien clair: NoGunsNoPlanes n’est pas contre l’armée. NoGunsNoPlanes défend les valeurs d’une armée de citoyens. D’une armée proche du peuple, parce que représentative, formée de ses miliciens.
La confiance doit être réciproque. Si nous devons faire confiance à nos autorités pour défendre nos droits, nos “élites” doivent également nous laisser la possibilité de recourir contre leurs éventuel diktats. Et cela passe par le maintien des armes dans la société civile.
Une société où les citoyens sont désarmés devient inévitablement, très vite, une dictature. Le droit de posséder des armes est fondamental. Et c’est bien ce droit là qui serait considérablement restreint si la directive était acceptée le 19 mai.
Le projet de loi issu de la directive prévoit que les citoyens ne seraient plus propriétaires de leurs armes, mais seulement
– provisoirement – détenteurs. Il prévoit également les obligations de pratiquer régulièrement le tir, d’enregistrer rétroactivement toutes ses armes dans les 3 ans, et des limitations drastiques au niveau des armes semi-automatiques par exemple. L’achat d’une arme semi-auto serait subordonné à une autorisation exceptionnelle, au bon vouloir des autorités, avec des formalités 3 fois plus chères qu’un achat normal.
Avec le prochain durcissement de cette loi qu’il faudrait là aussi automatiquement reprendre dans 3 ans, on observe la mise en place d’un système qui permettra toutes les spoliations possibles. (*)
En 2005, lors de la votation sur Schengen, le Conseil fédéral avait promis qu’il n’y aurait pas de durcissement de la loi sur les armes. 14 ans plus tard, on constate que l’on nous a menti. Le Conseil fédéral affirme maintenant qu’il ne s’agit que de quelques ajustements techniques mineurs de la loi sur les armes, et qu’il n’y aura pas de confiscations. Qui peut encore le croire?
Nous le voyons dans l’Europe entière: l’UE s’est bâtie contre les peuples. Les rares fois où les électeurs ont pu se prononcer (Maastricht, Lisbonne…), personne n’a accepté les traités proposés. En France, le référendum n’était que consultatif, et les politiques ont simplement ignoré la volonté populaire. Dans les autres pays, il a fallu revoter, jusqu’à ce que le résultat corresponde à celui désiré par Bruxelles.
Accepter la directive n’est pas une question d’armes. Prenez connaissance du texte du référendum. Quelle question est-elle posée? Voulons-nous accepter un “échange de notes”? C’est-à-dire, souhaitons-nous qu’à l’avenir les lois suisses s’écrivent à Bruxelles, et que la reprise des textes européens nous soit imposée? Que toutes les “évolutions” (ou durcissements) de ces textes suivent automatiquement?
En d’autres termes, voulons-nous vraiment renoncer à vivre dans une des dernières démocratie d’Europe?
La question des armes peut être émotionnelle et engendrer le rejet. Le 19 mai prochain, il faudra voter pour ou contre une abdication. Et c’est bien ce contre quoi la SSO s’est prononcée.
Mesdames et Messieurs les officiers, si le moustique NGNP – à l’échelle de cette campagne – vous a parfois empêché de dormir, sachez que dans ces circonstances, il vous doit le respect.
Et il vous remercie.
Pour NoGunsNoPlanes, Jeferson, février 2019

(*) concrètement, si l’échange de note est accepté le 19 mai:
– les Suisses devront enregistrer toutes leurs armes dans les 3 ans. Y compris les vieux Vetterli ou mousquetons 1889 pour lesquels il n’existe plus de munitions depuis belle lurette.
– quelques temps plus tard, la police leur demandera des preuves d’un entraînement régulier s’ils entendent conserver l’arme de grand-papa.
– faute de pouvoir prouver leur appartenance à une société de tir, les armes seront confisquées. Nous parlons bien de pièces de notre patrimoine, qui n’ont aucune incidence sur la sécurité du pays.
– l’idéologie pro-européenne passera en force, puisque les Suisses devront renoncer à ces références armurières et à leur histoire.
– nous pouvons parier que comme toujours, la prohibition renforcera(it) l’attrait de l’interdit, et que le marché noir explosera. Avec toutes ses dérives criminelles. Le fameux gain en sécurité que l’on nous promet n’est que de la poudre aux yeux. La police n’aura pas le temps de poursuivre les criminels, elle sera occupée à confisquer les dernières armes des braves citoyens…
– le sort des collectionneurs dépendra des polices cantonales, certaines collections privées qui valent des centaines de milliers de francs pourraient faire l’objet de confiscations. Le droit d’hériter d’une collection ne sera pas garanti, et un éventuel dédommagement encore moins.