Le Conseil fédéral totalement à côté de la plaque

LETTRE OUVERTE

Chers Membres du Parlement,

Les menaces
Les experts, qu’ils soient du DDPS, d’Europol, et même le CF lui-même dans son «Appréciation annuelle de la menace » (Rapport du Conseil fédéral aux Chambres fédérales et au public du 1er mai 2019, version provisoire) sont d’accords pour décrire les menaces auxquelles la Suisse devra faire face. Celles-ci se dessinent notamment dans le cyberespace (délit informatique, cybercriminalité, cyber espionnage et cyber sabotage) avec des acteurs terroristes, de la criminalité organisée ainsi que des acteurs étatiques. Certains scénarios décrivant une dégradation de l’économie en Suisse et en Europe prévoient alors un besoin accru de stabilité et de sécurité au sein de la population. Une certaine instabilité géopolitique et ses corollaires sont prévus dans ces scénarios, « que ce soit le terrorisme, la piraterie ou l’atteinte à l’intégrité physique ou aux biens de citoyens suisses, dans le pays comme à l’étranger ». L’état de droit serait alors mis en péril, et la situation favoriserait les agissements du crime organisé. D’autre part, il pourrait y avoir une menace sur la cohésion sociale et une hausse de la propension à la violence en raison de l’individualisation croissante, de l’augmentation des disparités en termes de prospérité ainsi que de l’hétérogénéité culturelle et religieuse.

La réponse du CF
«Achetons des avions de combat ! Ceux-ci seront adaptés aux menaces à venir ! Et soutenons le désarmement des citoyens honnêtes !»
Les honnêtes citoyens, c’est-à-dire nous, qui serons les premières victimes dans tous les scénarios de situation dégradée (blackouts, terrorisme, criminalité organisée, transfrontalière), nous qui travaillons dans des PME hi-tech, dans des infrastructures importantes (centrales énergétiques, industries chimiques, pharmaceutiques,…) qui serons visées par les terroristes et cybercriminels (qui n’hésiteront pas à agir dans l’espace physique pour se procurer des informations, tels des mots de passe et autres données clés).

La réponse de #NoGunsNoPlanes
Nous appelons tous les élus à s’informer sur les menaces auxquelles notre pays devra faire face à l’avenir, à réfléchir sur les priorités pour préparer la Suisse et sa population à celles-ci et surtout à regagner la confiance des citoyens en ses politiques. Un des axes de réponse, à coût zéro pour les finances publiques est le rétablissement du port d’arme en Suisse en rayant tout simplement la clause de besoin de la Larm Art 27.2.b. N’oublions pas que nous avions le port d’arme en Suisse jusqu’en 1999, à ce moment le CF a tout simplement cessé d’accorder sa confiance au peuple. De plus, le port n’est pas règlementé par la Directive européenne sur les armes à feu et nous ne courrons aucun risque de devoir négocier avec tous les pays amis qui nous entourent. Enfin, la Tchéquie démontre clairement, avec près de 250 000 porteur d’armes pour 10 millions d’habitants, que la liberté de porter une arme ne transforme pas un pays civilisé en zone de guerre, mais au contraire en zone à très faible criminalité.

Soutenir le droit européen, c’est désarmer la population. Soit par idéologie, soit par méconnaissance du sujet, soit par crainte irraisonnée des armes et des honnêtes citoyens, que vous représentez pourtant.
Si vous craignez les citoyens – vos électeurs –, c’est que vous n’êtes pas digne de votre mandat. Et nous nous en souviendrons. Les élections approchent !

Avec nos meilleurs sentiments,

le comité #NoGunsNoPlanes

Annexes:
https://www.newsd.admin.ch/newsd/message/attachments/37756.pdf
https://www.europol.europa.eu/activities-services/main-reports/terrorism-situation-and-trend-report-2019-te-sat
https://www.newsd.admin.ch/newsd/message/attachments/56813.pdf