Le mélange des genres est rarement une bonne idée

Lors de l’assemblée générale de la SMTP ce samedi 18 janvier 2020, votre serviteur et certains de ses camarades ont eu une fois de plus la démonstration que le mélange des genres est rarement une bonne idée.

À la fin de l’assemblée, dans les divers, la parole a été donnée à monsieur Robin Udry, secrétaire général de PROTELL.
Dans son speech, M. Udry a, à notre grande surprise, entonné un petit couplet sur “NoGunsNoPlanes.ch”, disant en substance qu’il n’était pas bon de nous diviser, à l’heure où les attaques viennent de toutes parts. Et qu’il fallait être unis pour défendre les valeurs qui ont fait la Suisse, parmi lesquelles l’armée et ces avions.

Puisque M. Udry a l’amabilité de parler de nous et, d’une certaine façon, de légitimer notre existence, je pense qu’il est nécessaire d’exposer notre point-de-vue. Après tout, en démocratie c’est l’échange des idées qui fait avancer la machine.

Il peut sembler effectivement contre-nature que des citoyens “de droite”, des tireurs, des chasseurs, des collectionneurs, des amateurs d’armes au sens noble du terme, s’engagent contre l’achat de nouveaux avions de combat. Mais contrairement à ce qu’affirme M. Udry, nous ne faisons pas le jeu du GSSA, ni ne souhaitons nous “venger” de quoi que ce soit.

Nos arguments sont les suivants:

– en une trentaine d’années, l’armée suisse est passée de 600’000 à 130’000 hommes, soit de 10 à 1,6% de la population (puisque dans le même temps nous passions de 6 à 8 millions d’habitants)
– de fait, ceux qui n’arrivent pas à se faire réformer passent pour des abrutis
– les militaires qui restent sont donc souvent des secundos, dont certains sont plus enclins à faire allégeance à un aigle bicéphale qu’à une croix blanche
– bref, il reste une armée d’opérette qui n’a plus d’ancrage dans la population
– personne n’a envie de gaspiller 6 milliards sans savoir où ils iront, et surtout pas dans l’UE!
– je ne vois pas l’intérêt d’avoir des avions américains non plus: sachant qu’on doit recevoir chaque semaine les codes de la NSA pour pouvoir les faire décoller, et que l’armement est bridé par les constructeurs.
– je me moque royalement des “commandes compensatoires”. Quand armasuisse achète des fusées pour ses obus à une entreprise du Locle qui compte 95% de frontaliers dans son personnel, en tant que citoyen et contribuable, je suis trois fois trahi: lorsque mes impôts payent ce matériel, lorsque les salaires vont en France et lorsqu’il faut indemniser nos chômeurs.
– PROTELL milite pour un droit libéral sur les armes, cela n’a aucun rapport avec l’achat – ou non – d’avions de combat. Je dirais même qu’au contraire, dans le contexte actuel, défendre ces avions inutilisables est certes dans l’intérêt de cette armée réduite à la portion congrue, mais hélas contre l’intérêt du peuple. Et ce que l’on se place dans le respect d’une armée de milice “à l’ancienne”, ou moderne, “2.0”…
– le combat de PROTELL pour les armes n’a donc aucun rapport avec les ruines de l’armée suisse
– enfin et surtout: nous avons annoncé notre volonté et notre détermination avec #NogunsNoPlanes il y a plus d’une année, et j’aime (nous aimons…) tenir parole.

On nous objectera que lors de la campagne pour la votation sur les armes du 19 mai 2019, la Société suisse des officiers nous a soutenu. Certes, la SSO nous a soutenu, du bout des lèvres, mais il y a eu presque autant d’officiers dissidents qui ont pris le parti inverse ( www.jazuschengen.ch/fr/ ).

Quant à défendre “l’armée”, je dirai ceci:
“L’armée” se moque bien des tireurs lorsqu’elle nous vend ses cartouches de 9mm para au double du prix du marché.
“L’armée” se contrefout de supprimer des armes et des calibres de la liste des armes autorisées pour le tir en stand. Les Mq31 et W+F Parabellum seront bientôt interdits de tirs, et “confiscables” comme les autres.
“L’armée” est aux ordres, de madame Amherd désormais, et personne ne se rend compte qu’elle ne représente pratiquement plus rien. Dans 20 ans, que restera-t-il? 30’000 hommes? 20’000 hommes?
Il ne s’agit pas de cracher sur l’armée, mais de reconnaître qu’entre la défense d’un droit libéral sur les armes et la défense de “l’armée”, il va falloir choisir entre l’un ou l’autre. Les intérêts de “l’armée” ne sont plus ceux de la population, et encore moins des tireurs. Je le déplore, mais je préfère composer avec cette nouvelle situation plutôt que de jouer à vivre dans “l’ancien monde”.

#NoGunsNoPlanes remercie donc M. Udry de mettre en lumière notre combat. Nous en profitons pour réaffirmer que notre opposition est fondée, argumentée, afin que subsiste autant que faire se peut un droit et une culture des armes en Suisse.

Enfin, je rappellerai l’urgence de la situation. Après la directive 17/853, la prochaine arrivera en 2022. Et elle sera appliquée automatiquement. Au titre des acquis de Schengen, de la votation du 19 mai 2019, etc. Et si elle prévoit, comme certains le pensent, l’interdiction pure et simple des armes semi-automatiques, dans 3 ans nous sommes morts. Ou désarmés, mais face à l’ennemi, c’est la même chose.

Avec nos salutations démocratiques et respectueuses,
Pour NoGunsNoPlanes.ch
Jeferson, le 19 janvier 2020

Le Conseil fédéral totalement à côté de la plaque

LETTRE OUVERTE

Chers Membres du Parlement,

Les menaces
Les experts, qu’ils soient du DDPS, d’Europol, et même le CF lui-même dans son «Appréciation annuelle de la menace » (Rapport du Conseil fédéral aux Chambres fédérales et au public du 1er mai 2019, version provisoire) sont d’accords pour décrire les menaces auxquelles la Suisse devra faire face. Celles-ci se dessinent notamment dans le cyberespace (délit informatique, cybercriminalité, cyber espionnage et cyber sabotage) avec des acteurs terroristes, de la criminalité organisée ainsi que des acteurs étatiques. Certains scénarios décrivant une dégradation de l’économie en Suisse et en Europe prévoient alors un besoin accru de stabilité et de sécurité au sein de la population. Une certaine instabilité géopolitique et ses corollaires sont prévus dans ces scénarios, « que ce soit le terrorisme, la piraterie ou l’atteinte à l’intégrité physique ou aux biens de citoyens suisses, dans le pays comme à l’étranger ». L’état de droit serait alors mis en péril, et la situation favoriserait les agissements du crime organisé. D’autre part, il pourrait y avoir une menace sur la cohésion sociale et une hausse de la propension à la violence en raison de l’individualisation croissante, de l’augmentation des disparités en termes de prospérité ainsi que de l’hétérogénéité culturelle et religieuse.

La réponse du CF
«Achetons des avions de combat ! Ceux-ci seront adaptés aux menaces à venir ! Et soutenons le désarmement des citoyens honnêtes !»
Les honnêtes citoyens, c’est-à-dire nous, qui serons les premières victimes dans tous les scénarios de situation dégradée (blackouts, terrorisme, criminalité organisée, transfrontalière), nous qui travaillons dans des PME hi-tech, dans des infrastructures importantes (centrales énergétiques, industries chimiques, pharmaceutiques,…) qui serons visées par les terroristes et cybercriminels (qui n’hésiteront pas à agir dans l’espace physique pour se procurer des informations, tels des mots de passe et autres données clés).

La réponse de #NoGunsNoPlanes
Nous appelons tous les élus à s’informer sur les menaces auxquelles notre pays devra faire face à l’avenir, à réfléchir sur les priorités pour préparer la Suisse et sa population à celles-ci et surtout à regagner la confiance des citoyens en ses politiques. Un des axes de réponse, à coût zéro pour les finances publiques est le rétablissement du port d’arme en Suisse en rayant tout simplement la clause de besoin de la Larm Art 27.2.b. N’oublions pas que nous avions le port d’arme en Suisse jusqu’en 1999, à ce moment le CF a tout simplement cessé d’accorder sa confiance au peuple. De plus, le port n’est pas règlementé par la Directive européenne sur les armes à feu et nous ne courrons aucun risque de devoir négocier avec tous les pays amis qui nous entourent. Enfin, la Tchéquie démontre clairement, avec près de 250 000 porteur d’armes pour 10 millions d’habitants, que la liberté de porter une arme ne transforme pas un pays civilisé en zone de guerre, mais au contraire en zone à très faible criminalité.

Soutenir le droit européen, c’est désarmer la population. Soit par idéologie, soit par méconnaissance du sujet, soit par crainte irraisonnée des armes et des honnêtes citoyens, que vous représentez pourtant.
Si vous craignez les citoyens – vos électeurs –, c’est que vous n’êtes pas digne de votre mandat. Et nous nous en souviendrons. Les élections approchent !

Avec nos meilleurs sentiments,

le comité #NoGunsNoPlanes

Annexes:
https://www.newsd.admin.ch/newsd/message/attachments/37756.pdf
https://www.europol.europa.eu/activities-services/main-reports/terrorism-situation-and-trend-report-2019-te-sat
https://www.newsd.admin.ch/newsd/message/attachments/56813.pdf

Hors-série Cibles: “Armes en Suisse”

Mi-mai 2019 sortira un hors-série de “Cibles” spécial législation européenne. Conscientes de l’enjeu, les éditions Crépin-Leblond nous autorisent exceptionnellement à diffuser ce texte en Suisse avant la parution de la revue, en principe le 15 mai. Le texte est long, mais nous vous encourageons à en prendre connaissance.

http://nogunsnoplanes.ch/wp-content/uploads/2019/05/201904_article_cibles.pdf

Il est aussi disponible sur le site de PROTELL:

https://www.protell.ch/assets/medias/Cibles_Armes%20en%20Suisse.pdf

On n’est jamais trop bien informé. Nous vous encourageons donc également à acheter ce hors-série mi-mai, à défaut d’être réconfortant, un “tour d’Europe” des différentes législations sur les armes sera à coup sûr instructif.

Nous vous prions de ne pas diffuser ce texte en France, par courtoisie envers l’éditeur. Merci d’avance.

Es lebe die SOG!

NoGunsNoPlanes dankt der Schweizerischen Offiziersgesellschaft herzlichst für ihre einstimmige und mutige Stellungnahme.

Link https://sog.ch/fr/2019/02/la-sso-contre-la-directive-de-lunion-europeenne-sur-les-armes-papier-de-synthese/

https://www.rts.ch/play/radio/forum/audio/la-societe-suisse-des-officiers-soppose-au-durcissement-de-la-loi-sur-les-armes?id=10175801


Frau NR Ida Glanzmann, CVP, bedachte uns mit ihrer feurigen Reaktion, welche die Offiziere anschuldigt, nichts verstanden zu haben. Herr NR Josef Dittli, FDP, Uri, gefällt sich ebenso in der Rolle desjenigen, der die Welt nicht mehr versteht.
Wie man sieht, muss man den Kopf nicht weit nach links drehen, um die Verräter zu sehen.

Frau BR Karin Keller-Suter hatte sich bereits am 12.1.2019 vor den Kadern ihrer Partei geäussert. Gebetsmühlenhaft wiederholte sie, die Schweiz hätte gut verhandelt. Für eine Frau, die behautet, Pistolenschützin gewesen zu sein, fehlt ihr der scharfe Blick. Die dienstbeflissene FEDPOL es ist sich schuldig, Schengen zu beweihräuchern und zwar gleich ob diese Abkommen nun gefährlich und unnütz sind.

Behaupten sie nie, die Zusammenarbeit zwischen den verschiedenen Polizeibehörden Europas hätte vor Schengen mit Interpol und Europol gut funktioniert. Sie gehen das Risiko ein, als Revisionist abgestempelt zu werden.

Links: : https://www.nzz.ch/schweiz/waffenrecht-offiziere-sagen-einstimmig-nein-ld.1457205 https://www.nzz.ch/meinung/eine-parole-mit-politischen-folgen-ld.145755

https://www.swissinfo.ch/fre/la-conseill%C3%A8re-pr%C3%A9sente-ses-convictions-personnelles-en-politique/44675880


Was in dieser Saga erstaunt ist, dass die SOG – indirekt – vom VBS und nicht vom EJPD abhängt. Wenn ein/e Minister/in befugt wäre, ihren Untergebenen auf die Finger zu klopfen, so dürfte man dies von Frau BR Viola Amherd erwarten. Mangels einer Reaktion seitens des BR Kükens Viola hofft NoGunsNoPlanes darin ein Zeichen zu sehen, dass die schöne Fassadeneinigkeit der pro-europäischen classe politique (mit Ausnahme der SVP) langsam am Bröckeln ist.

Verstehen wir uns recht: NoGunsNoPlanes ist nicht gegen die Armee. NoGunsNoPlanes verficht die Werte unserer Miliz-Armee. Einer Armee, die Nahe beim Volk ist, die repräsentativ ist, weil sie durch ihre Bürgerinnen und Bürger gestellt wird.

Das Vertrauen muss gegenseitig sein. Wenn wir unseren Behörden Vertrauen schenken, dass sie unsere Rechte verteidigen so müssen unsere Eliten uns die Möglichkeit lassen, uns im Eventualfall gegen ihr Diktat zu wehren. Und dies erfordert, dass die Zivilgesellschaft bewaffnet bleibt.

Eine Gesellschaft, in der die Bürgerinnen und Bürger entwaffnet sind, verkommt unweigerlich und rapide zu einer Diktatur. Das Recht, Waffen zu besitzen, ist fundamental. Und gerade dieses Recht würde erheblich eingeschränkt werden, falls die Direktive am 19.05. angenommen würde.

Die Gesetzesvorlage sieht vor, dass Bürgerinnen und Bürgern nicht mehr Eigentümer ihrer Waffen wären, sondern nur noch vorläufige Halter. Es schreibt ebenfalls vor, dass das Schiessen regelmässig ausgeübt werden muss, Waffen nachträglich, innert 3 Jahren, registriert werden müssen, sowie drastische Einschränkungen, zum Beispiel bezüglich der halbautomatischen Waffen. Der Kauf einer halbautomatischen Waffe würde einer aussergewöhnlichen Bewilligung unterliegen, welche je nach Gutdünken der Behörden erteilt würde und zu dreimal höheren Gebühren als für einen Normalkauf.

Mit der nächsten Verschärfung dieses Gesetzes, welches ebenfalls innert 3 Jahren automatisch zu übernehmen wäre, ist bereits erkennbar, dass ein System eingeführt werden soll, welches alle möglichen Arten der Enteignung erlauben soll. (*)

Im Jahre 2005, bei der Abstimmung über Schengen, hatte der Bundesrat versprochen, dass es keine weitere Verschärfung des Waffengesetzes geben würde. Heute, 14 Jahre später, stellt man fest, dass er uns angelogen hatte. Der Bundesrat behauptet nun, dass es sich nur um ein paar unbedeutende technische Anpassungen des Waffengesetzes handle und dass es keine Beschlagnahmungen geben werde. Wer kann dem Bundesrat noch glauben?

Wir sehen es in ganz Europa: die EU hat sich gegen den Willen der Völker entwickelt. Jedes Mal, wenn die Stimmberechtigten Stellung nehmen durften (Maastricht, Lissabon, …) wurden die vorgelegten Abkommen zurückgewiesen. In Frankreich war das Referendum nur konsultativer Art und die Politiker haben schlussendlich ganz einfach den Volkswillen ignoriert. In anderen Ländern wurde wiederholt abgestimmt, bis das Resultat den Erwartungen von Brüssel entsprach.

Diese Richtlinie anzunehmen ist nicht eine Frage rund um die Waffen. Nehmen Sie Kenntnis vom Referendumstext: welche Frage wird eigentlich gestellt? – Wollen wir den „Notenaustausch“ akzeptieren? – Wollen wir somit, dass in Zukunft Schweizer Gesetze in Brüssel geschrieben und uns die europäischen Texte aufgezwungen werden? Wollen wir, dass alle künftigen „Entwicklungen“ (oder Verschärfungen) automatisch eingeführt werden?

Mit anderen Worten, wollen wir wirklich darauf verzichten, in einer der letzten Demokratien Europas zu leben?

Die Diskussion um Waffen kann emotional belastest sein, Waffen können auf Abweisung stossen.
Aber Am 19.05.2019 stimmen wir über eine Unterwerfung, die Abdankung der Demokratie, ab.
Und genau gegen diese hat sich die SOG ausgesprochen.

Sehr geehrte Damen und Herren Offiziere, der Moskito NoGunsNoPlanes mag sie im Laufe dieser Kampagne ab und zu daran gehindert haben, gut zu schlafen. In dieser Sache zeugt er Ihnen Respekt und dankt Ihnen aufrichtig.

Für NoGunsNoPlanes, Jeferson, Februar 2019


(*) konkret bedeutet dies, falls der Notenaustausch am 19.5.2019 akzeptiert wird:

Die Schweizer werden ihre Waffen innerhalb von 3 Jahre registrieren müssen. Dies ebenfalls für die alten Vetterli Karabiner von 1889 für die schon seit langem keine Munition mehr erhältlich ist.

Etwa später wird die Polizei den Nachweis verlangen, dass regelmässig geschossen wird, wenn man die Waffe des Grossvaters behalten wolle.

Kann man die Zugehörigkeit zu einem Schiessverein nicht beweisen, werden die Waffen eingezogen. Wohlgemerkt, handelt es sich um Stücke aus dem Familienbesitz welche keinen Einfluss auf die Sicherheit des Landes haben.

Die europäische Ideologie würde voll durchschlagen weil die Schweizer Bevölkerung auf diese historisch-waffentechnisch bedeutenden Gegenstände verzichten müsste.

Wie immer können wir darauf wetten, dass die Prohibition, welche das verbotene interessant macht bzw. machen würde, den Schwarzmarkt aufblasen würde, dies mit allen kriminellen Auswüchsen. Der vorgeschobene Sicherheitsgewinn ist nichts als Augenwischerei. Die Polizei wird nicht die Mittel haben, Kriminelle zu verfolgen: sie wird damit beschäftigt sei, die letzten Waffen von gesetztestreuen Bürgerinnen und Bürger einzuziehen.

Das Schicksal der Waffensammler wird von den kantonalen Polizeibehörden abhängen. Sammlungen, welche hunderttausende Franken wert sind, könnten konfisziert werden. Das Erbrecht wäre nicht garantiert und noch weniger eine allfällige Entschädigung.


Vive la SSO!!!

NoGunsNoPlanes tient à remercier chaleureusement la Société suisse des officiers pour sa prise de position non seulement courageuse, mais aussi unanime!

Liens: https://sog.ch/…/la-sso-contre-la-directive-de-lunion-euro…/ https://www.rts.ch/…/la-societe-suisse-des-officiers-soppos…

On a eu droit à une réaction courroucée de la Conseillère nationale PDC Ida Glanzmann, qui s’emporte contre ces officiers qui n’y comprennent rien. Le Conseiller d’État uranais Josef Dittli, PLR, est pareillement dans le déni et feint de ne pas comprendre. Comme quoi il n’y a pas besoin de tourner la tête très loin sur la droite pour voir où sont les traîtres…
La Conseillère fédérale Karin Keller-Suter s’est déjà prononcée le 12 janvier devant les cadres de son parti. Elle ne craint pas d’ânonner que “la Suisse a bien négocié”. Pour une personne qui prétend avoir pratiqué le tir au pistolet, c’est manquer singulièrement de vision. La FEDPOL aux ordres se doit d’encenser Schengen, et qu’importe que ces accords soient aussi dangereux qu’inutiles.
Ne dites jamais que la coopération entre les différentes polices d’Europe fonctionnait très bien avant Schengen avec Interpol et Europol, vous risqueriez de passer pour un révisionniste…

Liens: https://www.nzz.ch/…/waffenrecht-offiziere-sagen-einstimmig… https://www.nzz.ch/…/eine-parole-mit-politischen-folgen-ld.…
https://www.swissinfo.ch/…/la-conseill%C3%A8re-pr%…/44675880

Ce qui est étonnant dans cette histoire, c’est que la SSO dépend – indirectement – du DMF, et non du DFJP. Si un(e) ministre est habilitée à donner des tapes sur les doigts de ses subordonnés, on attendrait que Viola Amherd le fasse.Faute de réaction de la petite Viola (le jour où elle quittera ses fourneaux et surtout ses casseroles…), NGNP espère y voir le signe que la belle unanimité – de façade – qui semblait se dessiner dans tous les milieux politiques pro-européens (c’est-à-dire tous sauf l’UDC) est peut-être en train de se fissurer.
Que ce soit bien clair: NoGunsNoPlanes n’est pas contre l’armée. NoGunsNoPlanes défend les valeurs d’une armée de citoyens. D’une armée proche du peuple, parce que représentative, formée de ses miliciens.
La confiance doit être réciproque. Si nous devons faire confiance à nos autorités pour défendre nos droits, nos “élites” doivent également nous laisser la possibilité de recourir contre leurs éventuel diktats. Et cela passe par le maintien des armes dans la société civile.
Une société où les citoyens sont désarmés devient inévitablement, très vite, une dictature. Le droit de posséder des armes est fondamental. Et c’est bien ce droit là qui serait considérablement restreint si la directive était acceptée le 19 mai.
Le projet de loi issu de la directive prévoit que les citoyens ne seraient plus propriétaires de leurs armes, mais seulement
– provisoirement – détenteurs. Il prévoit également les obligations de pratiquer régulièrement le tir, d’enregistrer rétroactivement toutes ses armes dans les 3 ans, et des limitations drastiques au niveau des armes semi-automatiques par exemple. L’achat d’une arme semi-auto serait subordonné à une autorisation exceptionnelle, au bon vouloir des autorités, avec des formalités 3 fois plus chères qu’un achat normal.
Avec le prochain durcissement de cette loi qu’il faudrait là aussi automatiquement reprendre dans 3 ans, on observe la mise en place d’un système qui permettra toutes les spoliations possibles. (*)
En 2005, lors de la votation sur Schengen, le Conseil fédéral avait promis qu’il n’y aurait pas de durcissement de la loi sur les armes. 14 ans plus tard, on constate que l’on nous a menti. Le Conseil fédéral affirme maintenant qu’il ne s’agit que de quelques ajustements techniques mineurs de la loi sur les armes, et qu’il n’y aura pas de confiscations. Qui peut encore le croire?
Nous le voyons dans l’Europe entière: l’UE s’est bâtie contre les peuples. Les rares fois où les électeurs ont pu se prononcer (Maastricht, Lisbonne…), personne n’a accepté les traités proposés. En France, le référendum n’était que consultatif, et les politiques ont simplement ignoré la volonté populaire. Dans les autres pays, il a fallu revoter, jusqu’à ce que le résultat corresponde à celui désiré par Bruxelles.
Accepter la directive n’est pas une question d’armes. Prenez connaissance du texte du référendum. Quelle question est-elle posée? Voulons-nous accepter un “échange de notes”? C’est-à-dire, souhaitons-nous qu’à l’avenir les lois suisses s’écrivent à Bruxelles, et que la reprise des textes européens nous soit imposée? Que toutes les “évolutions” (ou durcissements) de ces textes suivent automatiquement?
En d’autres termes, voulons-nous vraiment renoncer à vivre dans une des dernières démocratie d’Europe?
La question des armes peut être émotionnelle et engendrer le rejet. Le 19 mai prochain, il faudra voter pour ou contre une abdication. Et c’est bien ce contre quoi la SSO s’est prononcée.
Mesdames et Messieurs les officiers, si le moustique NGNP – à l’échelle de cette campagne – vous a parfois empêché de dormir, sachez que dans ces circonstances, il vous doit le respect.
Et il vous remercie.
Pour NoGunsNoPlanes, Jeferson, février 2019

(*) concrètement, si l’échange de note est accepté le 19 mai:
– les Suisses devront enregistrer toutes leurs armes dans les 3 ans. Y compris les vieux Vetterli ou mousquetons 1889 pour lesquels il n’existe plus de munitions depuis belle lurette.
– quelques temps plus tard, la police leur demandera des preuves d’un entraînement régulier s’ils entendent conserver l’arme de grand-papa.
– faute de pouvoir prouver leur appartenance à une société de tir, les armes seront confisquées. Nous parlons bien de pièces de notre patrimoine, qui n’ont aucune incidence sur la sécurité du pays.
– l’idéologie pro-européenne passera en force, puisque les Suisses devront renoncer à ces références armurières et à leur histoire.
– nous pouvons parier que comme toujours, la prohibition renforcera(it) l’attrait de l’interdit, et que le marché noir explosera. Avec toutes ses dérives criminelles. Le fameux gain en sécurité que l’on nous promet n’est que de la poudre aux yeux. La police n’aura pas le temps de poursuivre les criminels, elle sera occupée à confisquer les dernières armes des braves citoyens…
– le sort des collectionneurs dépendra des polices cantonales, certaines collections privées qui valent des centaines de milliers de francs pourraient faire l’objet de confiscations. Le droit d’hériter d’une collection ne sera pas garanti, et un éventuel dédommagement encore moins.

Lettre ouverte à Monsieur le Conseiller fédéral Guy Parmelin DEUTSCH

Monsieur le Conseiller fédéral

Le citoyen qui vous écrit est membre de l’UDC depuis huit ans. Et également tireur, collectionneur, moniteur de tir, et membre de proTELL depuis de nombreuses années. Pour toutes ces raisons, je me réjouissais de vous voir honorer l’assemblée générale de proTELL de votre présence, et je me faisais un plaisir d’écouter quelqu’un qui normalement devait être dans « notre » camp.

Je ne vous cache pas que la déception a été à la hauteur de l’attente. Monsieur « mon » Conseiller fédéral… je dis « mon » parce que je pensais que nous étions du même bord, que nous partagions certaines valeurs. Je n’ai certes plus d’obligations militaires à remplir, mais j’ai gardé un certain nombre d’armes militaires, et, plus culturellement, un put… de sens du devoir. Envers les miens, envers mon pays. Monsieur « mon » Conseiller fédéral donc, permettez-moi de vous dire que vous avez été lamentable. Vous avez insulté non seulement les 240 personnes présentes à cette assemblée, mais vous avez foulé aux pieds notre intelligence, et la loyauté que mes camarades et moi étions prêts à vous témoigner.

Au lieu de nous soutenir, vous nous avez gratifiés d’un discours digne d’un membre du NOMES. Il ne s’agirait que de modifications mineures de la loi, certaines spécificités du droit suisse ont (auraient) été prises en compte. À ce stade, il ne reste que deux possibilités : soit vous êtes ignorant des réalités, soit vous êtes un menteur. Pour un membre de l’UDC comme moi, les deux options sont aussi désagréables à envisager l’une que l’autre.

Vous avez sciemment tu les dispositions de la directive UE qui posent des problèmes extrêmement graves au sens du droit. Vous savez : ce droit, qui nous protège de l’arbitraire.

Le premier principe oh combien important qui est attaqué, c’est le droit à la propriété. Normalement, quand un citoyen achète un bien, il lui appartient. Jusqu’à sa mort s’il le souhaite. Malgré les trois durcissements successifs de la LArm de 1999, 2008 et 2012, les amateurs restaient propriétaires de leurs armes. Ce principe est balayé avec la proposition de loi. Si les délires des juristes de la fedpol devaient être appliqués, les tireurs ne seraient plus que provisoirement détenteurs de leurs armes. Seulement tant qu’ils peuvent s’entraîner. Le jour où, qu’elle qu’en soit la raison (âge, santé, travail), un tireur doit arrêter le tir, il a l’obligation de vendre ses armes, à supposer qu’un marché existe. On passe d’un régime de propriété à un système de détention, provisoire. Dans n’importe quel domaine, c’est honteux et inapplicable. Imaginez que l’on vous dise : « vous avez acheté une maison, vous avez le droit d’en être propriétaire tant que vous n’êtes pas dans un EMS ». Le jour où vous n’êtes plus capable de l’assumer, l’État vous oblige à vendre votre bien. 

Le second principe fondamental du droit qui est attaqué est celui de non-rétroactivité. Cette non-rétroactivité garantit là aussi une application raisonnable du droit. Ce qui était légal à une époque doit le rester, des nouvelles lois ne doivent entrer en vigueur qu’après leur promulgation. Imaginez sinon une augmentation d’impôts dont on vous dirait qu’elle est en vigueur rétroactivement depuis 20 ans !

La nouvelle loi que vous défendez prévoit un enregistrement rétroactif de toutes les armes. Pour un profane, cela peut sembler acceptable. Mais voyons ce que cela signifie vraiment. De nombreux collectionneurs possèdent des armes acquises légalement avant 1999, ou échangées entre particuliers avant 2008. Ces armes ne sont enregistrées nulle part, elles sont intraçables. Et ça ne pose pas le moindre problème. Leurs propriétaires possèdent de nombreuses autres armes parfaitement enregistrées après ces dates buttoir, la « dangerosité » supposée d’un amateur qui possède 100 armes enregistrées n’est en rien impactée s’il en possède 10 de plus qui ne le sont pas. 
Le fait que ces armes ne sont pas enregistrées est une garantie pour leurs propriétaires : c’est la garantie que l’État ne pourra pas les prendre puisqu’il n’en a pas connaissance. Ne venez pas dire que nous sommes des paranoïaques, que nous voyons le mal partout et que nos craintes sont infondées : nous venons de voir quelques lignes plus haut que les tireurs qui cessent le tir seront obligés de vendre leurs armes… Les privant ainsi par exemple d’exercer leur droit à la légitime défense à l’intérieur de leur domicile, comme le garantissent les articles 15 et 16 du Code pénal suisse.
Le peuple suisse, dans sa sagesse, avait refusé ce principe d’un enregistrement rétroactif le 13 févier 2011. Les décisions du souverain sont-elles désormais anecdotiques ?

Monsieur le Conseiller fédéral, la perte du droit de propriété et la fin du principe de non-rétroactivité sont des changements juridiques fondamentaux, d’un niveau encore jamais vu dans notre pays. Ils nous livrent à l’arbitraire et à l’injustice.

Vous êtes venu à l’AG de proTELL faire de la publicité pour vos avions. Parce que vous avez besoin de nos voix. Vous avez besoin des « conservateurs » que nous sommes pour défendre la crédibilité de l’armée, pour battre la gauche « autruchienne », toujours la tête dans le sable à nier les menaces. Vous venez quêter pour votre défense et dans un même élan vous vous moquez de nous, avec ces « petites modifications de la loi sans importance ». Monsieur le Conseiller fédéral, si vous voulez ma voix – et celles de mes camarades – pour vos avions, il vous faudra d’abord changer de discours. En l’état actuel, ce ne sont ni vous, ni vos avions qui vont se battre pour mes droits.

Une alliance suppose un minimum de réciprocité. Vous ne nous avez rien proposé, ne comptez pas sur nous. Croyez bien, Monsieur le Conseiller fédéral, que je le regrette. Profondément.

Lettre ouverte à Monsieur le Conseiller fédéral Guy Parmelin

Monsieur le Conseiller fédéral

Le citoyen qui vous écrit est membre de l’UDC depuis huit ans. Et également tireur, collectionneur, moniteur de tir, et membre de proTELL depuis de nombreuses années. Pour toutes ces raisons, je me réjouissais de vous voir honorer l’assemblée générale de proTELL de votre présence, et je me faisais un plaisir d’écouter quelqu’un qui normalement devait être dans « notre » camp.

Je ne vous cache pas que la déception a été à la hauteur de l’attente. Monsieur « mon » Conseiller fédéral… je dis « mon » parce que je pensais que nous étions du même bord, que nous partagions certaines valeurs. Je n’ai certes plus d’obligations militaires à remplir, mais j’ai gardé un certain nombre d’armes militaires, et, plus culturellement, un put… de sens du devoir. Envers les miens, envers mon pays. Monsieur « mon » Conseiller fédéral donc, permettez-moi de vous dire que vous avez été lamentable. Vous avez insulté non seulement les 240 personnes présentes à cette assemblée, mais vous avez foulé aux pieds notre intelligence, et la loyauté que mes camarades et moi étions prêts à vous témoigner.

Au lieu de nous soutenir, vous nous avez gratifiés d’un discours digne d’un membre du NOMES. Il ne s’agirait que de modifications mineures de la loi, certaines spécificités du droit suisse ont (auraient) été prises en compte. À ce stade, il ne reste que deux possibilités : soit vous êtes ignorant des réalités, soit vous êtes un menteur. Pour un membre de l’UDC comme moi, les deux options sont aussi désagréables à envisager l’une que l’autre.

Vous avez sciemment tu les dispositions de la directive UE qui posent des problèmes extrêmement graves au sens du droit. Vous savez : ce droit, qui nous protège de l’arbitraire.

Le premier principe oh combien important qui est attaqué, c’est le droit à la propriété. Normalement, quand un citoyen achète un bien, il lui appartient. Jusqu’à sa mort s’il le souhaite. Malgré les trois durcissements successifs de la LArm de 1999, 2008 et 2012, les amateurs restaient propriétaires de leurs armes. Ce principe est balayé avec la proposition de loi. Si les délires des juristes de la fedpol devaient être appliqués, les tireurs ne seraient plus que provisoirement détenteurs de leurs armes. Seulement tant qu’ils peuvent s’entraîner. Le jour où, qu’elle qu’en soit la raison (âge, santé, travail), un tireur doit arrêter le tir, il a l’obligation de vendre ses armes, à supposer qu’un marché existe. On passe d’un régime de propriété à un système de détention, provisoire. Dans n’importe quel domaine, c’est honteux et inapplicable. Imaginez que l’on vous dise : « vous avez acheté une maison, vous avez le droit d’en être propriétaire tant que vous n’êtes pas dans un EMS ». Le jour où vous n’êtes plus capable de l’assumer, l’État vous oblige à vendre votre bien.

Le second principe fondamental du droit qui est attaqué est celui de non-rétroactivité. Cette non-rétroactivité garantit là aussi une application raisonnable du droit. Ce qui était légal à une époque doit le rester, des nouvelles lois ne doivent entrer en vigueur qu’après leur promulgation. Imaginez sinon une augmentation d’impôts dont on vous dirait qu’elle est en vigueur rétroactivement depuis 20 ans !

La nouvelle loi que vous défendez prévoit un enregistrement rétroactif de toutes les armes. Pour un profane, cela peut sembler acceptable. Mais voyons ce que cela signifie vraiment. De nombreux collectionneurs possèdent des armes acquises légalement avant 1999, ou échangées entre particuliers avant 2008. Ces armes ne sont enregistrées nulle part, elles sont intraçables. Et ça ne pose pas le moindre problème. Leurs propriétaires possèdent de nombreuses autres armes parfaitement enregistrées après ces dates buttoir, la « dangerosité » supposée d’un amateur qui possède 100 armes enregistrées n’est en rien impactée s’il en possède 10 de plus qui ne le sont pas.
Le fait que ces armes ne sont pas enregistrées est une garantie pour leurs propriétaires : c’est la garantie que l’État ne pourra pas les prendre puisqu’il n’en a pas connaissance. Ne venez pas dire que nous sommes des paranoïaques, que nous voyons le mal partout et que nos craintes sont infondées : nous venons de voir quelques lignes plus haut que les tireurs qui cessent le tir seront obligés de vendre leurs armes… Les privant ainsi par exemple d’exercer leur droit à la légitime défense à l’intérieur de leur domicile, comme le garantissent les articles 15 et 16 du Code pénal suisse.
Le peuple suisse, dans sa sagesse, avait refusé ce principe d’un enregistrement rétroactif le 13 févier 2011. Les décisions du souverain sont-elles désormais anecdotiques ?

Monsieur le Conseiller fédéral, la perte du droit de propriété et la fin du principe de non-rétroactivité sont des changements juridiques fondamentaux, d’un niveau encore jamais vu dans notre pays. Ils nous livrent à l’arbitraire et à l’injustice.

Vous êtes venu à l’AG de proTELL faire de la publicité pour vos avions. Parce que vous avez besoin de nos voix. Vous avez besoin des « conservateurs » que nous sommes pour défendre la crédibilité de l’armée, pour battre la gauche « autruchienne », toujours la tête dans le sable à nier les menaces. Vous venez quêter pour votre défense et dans un même élan vous vous moquez de nous, avec ces « petites modifications de la loi sans importance ». Monsieur le Conseiller fédéral, si vous voulez ma voix – et celles de mes camarades – pour vos avions, il vous faudra d’abord changer de discours. En l’état actuel, ce ne sont ni vous, ni vos avions qui vont se battre pour mes droits.

Une alliance suppose un minimum de réciprocité. Vous ne nous avez rien proposé, ne comptez pas sur nous. Croyez bien, Monsieur le Conseiller fédéral, que je le regrette. Profondément.